La lueur de l'aube de Ken Ossoya Aux Grands Ballets

Mar 11, 2016
Croquis de Marina Djordjvic, conceptrice des costumes de La lueur de l'aube
Depuis mon enfance, j'ai développé un intérêt marqué pour le répertoire de danse classique. Gisèle, Coppélia, Casse-Noisette, Le lac des cygnes...J'en rêve et je ne m'en lasse pas. 

Ce n'est pas que la danse contemporaine me déplaise, mais plutôt que les codes classiques sont si profondément ancrés en moi. Ayant étudié à l'École supérieure de ballet​ du Québec à l'époque de Madame Ludmilla Chiriaeff - la fondatrice des Grands Ballets - j'ai toujours eu une prédilection pour le classique​. Il faut dire que je garde en mémoire les nombreuses fois où cette grande dame nous relatait sa carrière ou alors, nous montrait l'âme et la technique de Mikhail Barishnikov ou Margot Fonteyn sur de vieux enregistrements vidéos.

Même si j'ai été forcée d'abandonner la danse à cause d'une blessure, je garde un respect profond pour les danseurs, car je suis infiniment sensible à la discipline, à la détermination et aux sacrifices consentis - bonjour le confort des pointes! - tout au long de leur formation avant d'intégrer une troupe professionnelle. 

Cela dit, ​étant ​d'une nature curieuse, j'aime m'imprégner de nouvelles expériences afin d'ouvrir mes horizons et de saisir ce qui fait vibrer les gens qui m'entourent. C'est pourquoi, j'aime découvrir l'imaginaire des chorégraphes contemporains en allant voir des oeuvres d'ici et d'ailleurs.
Croquis de Marina Djordjvic, conceptrice des costumes de La lueur de l'aube
Hier soir, j'ai eu l'immense privilège d'être invitée à la première mondiale de La lueur de l'aube, un ballet exquis créé par le chorégraphe suisse Ken Ossola. Fluidité, grâce et lyrisme, ce sont les mots qui me viennent pour décrire la puissance de cette oeuvre conçue expressément pour les Grands Ballets. Dans un décor minimaliste de Marija Djordjevic avec des détails scéniques percutants, des costumes - également de Djordjevic - qui sculptent le corps des danseurs ainsi qu'une partition rêveuse de Serguei Rachmaninoff, La lueur de l'aube est une divine invitation au voyage et à l'émerveillement. Avec des pas de deux sublimes qui mettent en valeur le génie des premiers solistes tels que Marcin Kaczorowski et Vanesa Garcia-Ribala Montoya ainsi que des mouvements d'ensemble révélant l'agilité du corps de ballet, le genevois Ossoya nous propose une oeuvre où la sensibilité et la technicité des interprètes se complètent.

À la fin de la représentation, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec Ken Ossoya (et de revoir mon olympienne préférée, Joannie Rochette) lors d'une réception privée organisée par le Consulat Général de la Suisse. Quel personnage ​lumineux ​et inspirant. Il semblait réellement ému de la performance des Grands Ballets.

Il vous reste encore huit jours pour découvrir cet admirable chef-d'oeuvre!​

La lueur de l'aube est présentée du 10 au 19 mars à la salle Maisonneuve de la Place des Arts. Pour voir l'entrevue des Grands Ballets avec Ken Ossoya et les premières répétitions

Catherine xo

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